Fusion-acquisition et sortie

Lettre d'intention (LOI)

Document non contraignant fixant les grandes lignes d'une acquisition avant la documentation longue.

Définition
La lettre d'intention (LOI ou Letter of Intent) est un document de 5 à 15 pages signé entre acheteur et vendeur au début d'une transaction d'acquisition. Elle résume les conditions principales (prix, structure, échéancier, exclusivité) et est généralement non contraignante, sauf pour certaines clauses précises (exclusivité, confidentialité, frais). Elle est analogue à la feuille de conditions utilisée en financement, mais orientée acquisition.
Même concept, terminologie différente
Effet juridiqueNon contraignant en général, sauf clauses listées comme contraignantes
SynonymesMemorandum of Understanding (MOU), Heads of Terms
Différence avec offrePas une offre d'achat ferme ; précède la documentation

Sections typiques d'une LOI d'acquisition

  • Identité de l'acheteur et de la cible
  • Structure de la transaction : achat d'actions, achat d'actifs, fusion, plan d'arrangement
  • Prix d'achat indicatif : montant fixe, ou formule (multiple de BAIIA, valeur d'entreprise moins dette nette + ajustement de fonds de roulement)
  • Forme de la contrepartie : argent comptant, actions de l'acquéreur, billet à ordre, earn-out
  • Mécanismes d'ajustement post-clôture : working capital, dette nette, escrow / holdback
  • Conditions suspensives clés : due diligence satisfaisante, approbations réglementaires, financement
  • Exclusivité : période pendant laquelle le vendeur ne peut pas négocier avec d'autres acheteurs
  • Confidentialité, frais, loi applicable, échéancier indicatif

Clauses contraignantes vs non contraignantes

La majorité du contenu est non contraignant — il guide la négociation des documents finaux mais ne crée pas d'obligation de conclure. Les clauses typiquement contraignantes :

  • Exclusivité (« no shop ») — 30 à 90 jours
  • Confidentialité — couvre l'information échangée durant la due diligence
  • Frais : qui paie quoi en cas d'échec
  • Loi applicable et juridiction compétente
  • Standstill : l'acheteur ne peut pas faire d'offre hostile pendant la période

Risque : la LOI accidentellement contraignante

Mal rédigée, une LOI peut être interprétée par un tribunal comme une promesse contractuelle de vendre. La jurisprudence canadienne et américaine contient de nombreux exemples où un acheteur ou un vendeur a été tenu d'honorer une LOI qu'il croyait non contraignante. Bonne pratique : un préambule explicite indiquant « cette lettre est non contraignante sauf pour les sections X, Y, Z », et un libellé précis pour chaque condition.

Dans Octelligence
Suivi de la timeline d'acquisition.

Octelligence enregistre la LOI dans le livre corporatif de la cible (au moment où elle est signée), avec sa période d'exclusivité et son échéancier indicatif. La documentation finale (convention d'achat-vente, ajustements) est attachée en fin d'opération.

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